À l’occasion de son 50° anniversaire, SAS a placé les jumeaux numériques et l’IA quantique au cœur de sa stratégie pour les cinq prochaines décennies. L’ambition ne se limite pas à suivre les tendances de l’IA : il s’agit d’aider les entreprises à surmonter les contraintes physiques et les problèmes d’optimisation toujours plus complexes du monde réel, afin
Brian Harris, directeur technique (CTO), a présenté les grandes lignes de cette vision lors du SAS Innovate 2026, à Grapevine, au Texas, entouré des responsables de chaque division.
« Le logiciel et l’IA se banalisent rapidement. Il est absolument essentiel de devancer la courbe de changement du marché et de continuer à évoluer. C’est précisément la raison fondamentale pour laquelle nous investissons massivement dans ces deux domaines clés que sont les jumeaux numériques et l’IA quantique. »
Simuler avant d’agir : le jumeau numérique comme terrain d’essai universel
SAS développe des jumeaux numériques ultraréalistes combinés à l’Unreal Engine d’Epic Games, pour favoriser une collaboration transversale intuitive dans toute l’entreprise.
Un exemple concret a été présenté avec Steril Central, un grand prestataire de services de stérilisation médicale du Danemark. SAS a permis de tester et d’optimiser les goulots d’étranglement du processus de nettoyage des instruments chirurgicaux dans un environnement virtuel, avant toute mise en œuvre réelle.
« Tester en conditions réelles des scénarios « What-If », comme ajouter des machines sur une ligne de production ou déplacer des matières premières, coûte énormément de temps et d’argent. Le jumeau numérique permet de valider la valeur commerciale sans prendre de risques inutiles », explique William Collins, directeur simulation chez SAS.
La « vision synthétique » : entraîner ses modèles IA sans données réelles ni étiquetage
Collins a également mis en lumière la technologie de « vision synthétique », qui consiste à entraîner des modèles sur des données virtuelles parfaites générées par le jumeau numérique. Pas de problème de confidentialité, pas d’étiquetage manuel chronophage, et la possibilité de simuler des événements rares sans manque de données.
Coûts divisés par 100, temps d’exécution aussi : SAS chiffre ses gains quantiques
L’informatique quantique est présentée comme la solution ultime pour optimiser rapidement les nombreux scénarios générés par les jumeaux numériques. Ainsi, l’entreprise a annoncé le lancement de SAS Quantum Lab au quatrième trimestre de cette année. Doté d’un tuteur virtuel en IA générative pour réduire la barrière d’entrée, cet outil permettra de comparer les approches classique et quantique pour démontrer une valeur concrète.
« Le traitement de millions de simulations quantiques sur des CPU classiques engendre des coûts et des délais prohibitifs. Grâce à nos techniques d’IA, parallélisation, mise en cache, auto-tuning, nous sommes parvenus à réduire les coûts de calcul jusqu’à 99 % et à diviser les temps d’exécution par 100 » a détaillé Amy Stout, directrice stratégie produits quantiques chez SAS.
IA agentique, simulation, quantique : le triptyque technologique de SAS
Brian Harris a conclu en soulignant la vision d’un futur où l’IA agentique, les jumeaux numériques et l’informatique quantique seront organiquement interconnectés.
« Les innombrables workflows d’agents déployés dans une organisation voudront s’inscrire dans un contexte métier comme celui d’un jumeau numérique. Mais l’optimisation à travers ce jumeau fera exploser les besoins en puissance de calcul, c’est précisément là que la recherche en informatique quantique devient cruciale. »
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