Vague de chaleur et risques : en période de canicule, de nombreux sites de baignade ont été abandonnés par les usagers à cause de la prolifération de micro-organismes dangereux pour la santé, les cyanobactéries. Face à cette situation, une équipe de chercheurs de EPFL travaille sur une nouvelle méthode destinée à accélérer leur détection afin de réduire le délai entre l’apparition d’un épisode et l’alerte aux autorités et au public.
Les cyanobactéries sont des organismes photosynthétiques présents dans les eaux douces qui, sous certaines conditions, peuvent produire des toxines nocives pour l’homme et les animaux. Leur identification repose traditionnellement sur des prélèvements et des analyses de laboratoire, procédures qui demandent du temps et des ressources. Ce délai complique la gestion des sites de baignade lorsque les conditions météorologiques favorisent des floraisons rapides.
L’objectif déclaré de l’équipe de recherche est de réduire ces délais de détection sans compromettre la fiabilité des résultats. Une détection plus rapide permettrait d’améliorer la surveillance environnementale et d’anticiper les fermetures temporaires des zones de baignade. Des outils de diagnostic plus réactifs pourraient également faciliter le travail des gestionnaires d’eau et des autorités sanitaires en leur fournissant des informations exploitables en temps utile.
Avant toute mise en œuvre opérationnelle, les méthodes explorées devront faire l’objet d’évaluations rigoureuses et d’un contrôle qualité pour garantir des décisions fondées sur des données robustes. À l’échelle locale et nationale, l’adaptation des dispositifs de surveillance aux périodes de forte chaleur reste un défi pour la protection de la santé publique et la préservation des activités nautiques. Les résultats des recherches menées à l’EPFL pourraient, s’ils sont validés, contribuer à renforcer les systèmes d’alerte et la gestion des risques liés aux cyanobactéries.




