Il y a un peu plus de deux ans, une artiste nous avait touché au cœur au gré d’un premier EP enregistré dans une petite chapelle romane des Cévennes. Cette artiste c’est Aure. Sur ce petit format, intitulé A Few Notes, elle imprimait déjà sa patte : épurée, mélancolique, fidèle aux grandes références de la folk minimaliste – citons Nico, Leonard Cohen, Sibylle Baier, Adrianne Lenker… – en jonglant avec aisance entre le français, l’anglais et l’espagnol, une langue à laquelle elle tient puisqu’elle a vécu quelques années au Mexique.
Après ce premier essai concluant, arrangé par Ambroise Willaume, du groupe Astral Bakers que l’on connaît bien dans Comme un samedi, Aure a signé son premier long format il y a quelques semaines. Si on y retrouve le minimalisme folk de A Few Notes, ce premier album témoigne malgré tout d’un nouveau départ. Pour cause, il s’appelle Printemps, saison du renouveau, dont le mystère, disait Jankélévitch, est celui du « recommencement continué ». Tout en clair-obscur, Printemps se fait récit d’errances, de circularité, de passages.
Un passage que Aure emprunte au studio 117 de la Maison de la Radio et de la Musique, accompagnée de Charlotte Benezech (claviers/basse/voix) et Gaspard Kiejman (violoncelle).
Au programme :✯ The Beginning✯ Mi Corazón✯ Corriendo

Source:
www.radiofrance.fr



