Les États-Unis avaient pris des sanctions au nom de la lutte contre le travail forcé ou de la sécurité nationale et visant notamment les robots humanoïdes chinois.
La Chine a annoncé mercredi plusieurs contre-mesures contre les États-Unis, après des sanctions américaines prises au nom de la lutte contre le travail forcé ou de la sécurité nationale et visant notamment les robots humanoïdes chinois.
« La Chine n’a d’autre choix que de prendre les contre-mesures nécessaires pour répondre à ces agissements », a indiqué un porte-parole du ministère chinois du Commerce dans un communiqué.
« Afin de préserver la sécurité nationale », la Chine va « renforcer le contrôle des exportations vers les Etats-Unis de biens à double usage (c’est-à-dire pouvant avoir des applications civiles et militaires, NDLR) liés aux drones », a indiqué mercredi le ministère chinois du Commerce.
L’administration Trump avait en effet annoncé de nouveaux droits de douane visant plusieurs dizaines de partenaires commerciaux, dont la Chine, estimant que ces pays ne luttent pas suffisamment contre le commerce de produits issus du travail forcé. Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’une vaste enquête menée par le Bureau du représentant américain au commerce (USTR).
Par ailleurs, fin juillet, le gouvernement de Donald Trump a ajouté à une liste de produits et de sociétés interdits d’importations aux États-Unis les robots humanoïdes et quadripèdes, estimant qu’ils présentent des « risques inacceptables pour la sécurité nationale » du pays. La majorité de ces robots vendus outre-Atlantique sont produits à l’étranger, en Chine notamment.
Des entreprises américaines sur liste noire
En réponse, le ministère chinois du Commerce a annoncé ce mercredi le placement sur sa liste noire de six entités américaines dont la société de biotechnologie Applied DNA Sciences et l’entreprise de recherche en géosciences Stratum Reservoir.
« Il est interdit aux organisations et aux personnes physiques sur le territoire chinois d’effectuer des transactions, de coopérer ou de mener toute autre activité avec ces entités », a-t-il souligné.
Parmi les autres mesures annoncées figurent l’inscription sur liste noire de sociétés américaines de tests de conformité ou encore l’ouverture d’enquêtes, là encore au nom de la sécurité nationale, sur les importations d’imprimantes et de photocopieurs de bureau.
La Chine et les États-Unis ont passé une grande partie de l’année dernière empêtrés dans une guerre commerciale grandissante, mais sont parvenus à une trêve lorsque le président américain Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping se sont rencontrés en octobre dernier.
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