Le Premier ministre Sébastien Lecornu présidera lundi 29 juin en fin d’après-midi une nouvelle cellule interministérielle de crise sur la canicule, a annoncé Matignon, au moment où se termine cette vague de chaleur historique.
Il s’agira de faire le « bilan » et de tirer un « retour d’expérience » de l’épisode caniculaire qui s’achève, mais aussi de s’atteler à la « préparation » et à « l’anticipation d’éventuels nouveaux épisodes », a fait savoir Matignon.
Dimanche soir, Météo-France a indiqué que pour la semaine du 6 au 13 juillet, « le scénario de fortes chaleurs sur le pays » devenait « plus probable », même si leur intensité « reste à ce stade incertaine ».
Également à l’ordre du jour lundi de cette cellule interministérielle de crise, format que le Premier ministre a multiplié tout au long de l’épisode caniculaire : le « suivi des impacts sanitaires, mais aussi socio-économiques, dont l’agriculture », a indiqué Matignon.
« Faillite collective »
À l’échelle de Europe, cette vague de chaleur – la « plus intense » jamais mesurée en France, selon Météo-France – a déjà fait plus de 1 300 morts, selon l’Organisation mondiale de la santé.
En France, Santé publique France comptabilise depuis mercredi « environ 1 000 décès supplémentaires » par rapport aux mois précédents, un premier bilan probablement voué à s’alourdir.
Depuis le 18 juin, les interventions des secours ont augmenté de 20 % par rapport à la même période de l’année dernière, a indiqué le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez.
Si l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a évoqué une activité des urgences « exceptionnellement élevée » depuis la fin de la semaine, elle a noté une baisse des passages aux urgences (-10 %) et des appels au Samu (-9 %) par rapport à la veille, à un niveau encore nettement supérieur à la normale.
Au cours du week-end, la pression politique s’est accentuée sur le gouvernement, accusé d' »incompétence » et d' »inaction ». Mais l’exécutif s’est lui défendu de toute impréparation.
Lundi matin à 6 h, la vigilance orange canicule a été levée dans toute l’Île-de-France et neuf départements de l’Est, selon Météo-France, qui maintient néanmoins ce niveau d’alerte dans trois départements du Sud-Est et la Corse.
Nouvelle canicule attendue en juillet
L’Île-de-France ainsi que les départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin, de l’Ain, de la Haute-Savoie, du Rhône, de la Savoie, de l’Isère, de la Drôme et de l’Ardèche sont redescendus en vigilance jaune.
Les Alpes-de-Haute-Provence, les Alpes-Maritimes, le Var et la Corse sont en revanche maintenus en vigilance orange, indique Météo-France dans son dernier bulletin.
« Les maximales varient entre 32°C et 37°C dans le Sud-Est, localement 38°C à 40°C dans le Var. Ailleurs, les températures sont plus respirables avec 20°C à 25°C en Bretagne, 25°C à 30°C ailleurs », précise le prévisionniste.
Après une vague orageuse virulente la nuit dernière, notamment sur le piémont pyrénéen, de l’Aude aux Hautes-Pyrénées, la vigilance orange orage a également été levée dans tous les départements concernés.
« Toutefois, des averses orageuses se déclenchent à nouveau l’après-midi sur les Pyrénées, le Massif central, et les reliefs de l’Est où ils peuvent être ponctuellement forts », ajoute Météo-France.
Le thermomètre pourrait cependant regrimper bientôt : Météo-France indique que pour la semaine du 6 au 13 juillet, « le scénario de fortes chaleurs sur le pays devient plus probable », même si leur intensité « reste à ce stade incertaine ».
Pour l’heure, le reflux des températures s’accompagne d’orages parfois violents.
Avec AFP
Source:
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