Le chef de l’État a assuré que la guerre au Moyen-Orient ne laissait aujourd’hui « envisager aucune pénurie » de carburant en France, mettant en garde contre les scénarios qui risquent de provoquer des « comportements de panique ».
« On n’est pas dans le scénario qui est le scénario du pire, ce n’est pas le plus probable ». Depuis Athènes ce samedi 25 avril, Emmanuel Macron a écarté le risque de pénurie de carburants en France, alors que le blocage du détroit d’Ormuz perturbe le commerce maritime mondial et fait flamber les prix énergétiques depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.
« Je crois pouvoir vous dire, à ce stade, que la situation est contrôlée. (…) Aujourd’hui, la situation ne nous fait envisager aucune pénurie et qu’on consacre plutôt notre énergie à rouvrir le plus vite possible Ormuz », a déclaré le chef de l’État, répondant aux déclarations tenues la veille par le patron de Totalenergies Patrick Pouyanné.
Vendredi en effet, le dirigeant avait estimé que la France pouvait entrer dans « une ère de pénurie énergétique » si le conflit au Moyen-Orient perdurait « encore deux ou trois mois ». « La pénurie n’est pas encore présente dans le bassin atlantique (…) mais on ne peut pas se permettre de laisser 20% des réserves mondiales de pétrole et de gaz inaccessibles sans conséquences majeures », avait-il dit.
Et d’ajouter: « Tout dépend donc de la durée. (…) La résolution du problème du détroit d’Ormuz est un enjeu crucial », a-t-il poursuivi, rappelant que son entreprise avait « perdu 15% de (sa) production au Moyen-Orient » avec cette guerre.
« Obtenir une réouverture complète » du détroit d’Ormuz
Mais « on n’est pas là pour expliquer le pire des risques », a rétorqué Emmanuel Macron. « Parce que la pire des choses dans ces moments-là, où il y a des tensions et de l’incertitude géopolitique, c’est que ces tensions soient accrues par des comportements de panique et bien souvent la pénurie on la crée par ces comportements de panique eux-mêmes », a rétorqué Emmanuel Macron, disant ne pas vouloir faire de « politique-fiction ».
Le président a également dit vouloir « dans les prochains jours et prochaines semaines » travailler pour « obtenir une réouverture complète, conforme au droit international, à la liberté de navigation, et sans péage, du détroit d’Ormuz.
Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, la navigation dans le détroit d’Ormuz – où transite habituellement un cinquième du pétrole et du gaz consommés dans le monde – est en effet quasiment paralysée par l’Iran, un blocus auquel s’ajoute celui décidé par le président américain Donald Trump sur les ports iraniens. Seuls quelques navires, en majorité liés à l’Iran, ont emprunté ce couloir stratégique pour les exportations d’hydrocarbures du Golfe.
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