Derrière sept années de lutte contre le cancer se cachait en réalité une erreur médicale. Une patiente italienne a découvert que son diagnostic, tombé en 2018, était en fait celui d’une autre.
La même année, l’Italienne a subi une ablation du sein gauche, une opération qui n’était donc pas nécessaire. Elle demande aujourd’hui réparation après l’échec de toute tentative de médiation, rapporte le Corriere del Veneto. Selon son avocate, Manuela Da Ruos, « la patiente a subi une mastectomie non nécessaire, suivie de sept interventions de reconstruction, et a enduré une grave souffrance psychique due à sept années passées à croire à tort qu’elle était atteinte d’un cancer du sein ».
Le prélèvement a été effectué dans les services de consultation de l’Usl Euganea, dans la province de Padoue, au nord-est du pays, tandis que l’analyse histologique des échantillons a été réalisée dans les laboratoires de l’établissement hospitalier. À ce jour, il n’y a eu aucune réponse officielle ni de la part de l’établissement hospitalier ni de celle de l’Usl.
La patiente avait appelé les médecins pour les remercier
Selon les premiers éléments de l’enquête, c’est un échange de tubes à essai dû à une erreur d’étiquetage qui serait à l’origine de ce quiproquo après un examen de routine. Étrangement, les résultats sont très inquiétants : elle serait atteinte d’un cancer du sein très avancé. Les médecins lui suggèrent alors de subir une ablation du sein, ce qu’elle accepte, pensant sauver sa vie.
L’Italienne découvre finalement la vérité grâce à un nouveau contrôle. Le prélèvement a été effectué dans les services de consultation de l’Usl Euganea, tandis que l’analyse histologique des échantillons a été réalisée dans les laboratoires de l’établissement hospitalier.
La femme avait même téléphoné à une médecin de l’Usl pour la remercier de sa réactivité, ignorant qu’elle était victime d’une erreur. À ce jour, aucune réponse officielle n’a été donnée, ni par l’hôpital ni par l’Usl. La procédure d’urgence est désormais entre les mains d’un expert technique désigné par le tribunal. Si aucun accord d’indemnisation n’est trouvé dans les quatre mois, l’affaire sera renvoyée devant une juridiction civile ordinaire.
Source:
www.leparisien.fr



