“Les 23,5 millions de Taïwanais ne sont pas d’accord”, affirme Cho Jung-tai à propos de l’entrée en vigueur, mercredi 1er juillet, de la loi chinoise sur l’unité ethnique. Le Premier ministre taïwanais dénonce, dans les colonnes du Jingji Ribao, le journal économique de l’île, l’objectif de ce texte législatif : il n’a pas d’autre but, selon lui, que d’“annexer Taïwan et éliminer la République de Chine” – cette dernière, fondée en 1912 par Sun Yat-sen, est le nom officiel du régime en place à Taïwan.
Cette nouvelle loi, adoptée en mars par Pékin, a suscité des commentaires dans la presse occidentale à propos de mesures de “sinification” de minorités comme les Tibétains, les Ouïgours ou les Mongols. Mais elle provoque aussi de vives réactions à Taïwan, l’île située au sud-est de la Chine, toujours considérée par cette dernière comme une partie intégrante de sa souveraineté.
Intégrés “d’une façon ou d’une autre”
Le cas de Taïwan est spécifiquement mentionné dans l’article 21 : “L’État […] œuvre au renforcement du sentiment d’appartenance, d’identité et de fierté des compatriotes taïwanais à l’égard de la nation chinoise, à la promotion de la transmission et du rayonnement de la culture chinoise par les compatriotes des deux côtés du détroit de Taïwan, et au renforcement de la conv
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