Meta vient d’officialiser la version bêta de Muse Code, son premier agent de programmation par IA, avec une tarification jusqu’à dix fois inférieure à celle de ses concurrents. Ce lancement s’inscrit dans une accélération de ses investissements, l’entreprise cherchant à étendre son activité au-delà de la publicité vers le marché de l’IA pour les entreprises.
Mark Zuckerberg a présenté Muse Code comme un agent de programmation fonctionnant en ligne de commande, capable de mener des tâches complètes d’ingénierie logicielle, de la planification des modifications à l’écriture du code jusqu’à la vérification des résultats, sur de vastes dépôts de code. L’outil repose sur Muse Spark 1.2, le nouveau modèle d’IA spécialisé en programmation développé sous la direction du Meta Superintelligence Labs, et s’installe en une seule commande.
Plusieurs sous-agents en parallèle sur les gros projets
Sur les projets de grande ampleur, Muse Code est conçu pour exécuter plusieurs sous-agents en parallèle, capables de travailler simultanément dans des environnements de travail indépendants, sans toucher aux fichiers existants. Mark Zuckerberg a précisé qu’un test interne avait permis de développer simultanément six fonctionnalités de jeu vidéo sans le moindre conflit.
Le prix, principal argument face à Codex et Claude Code
Meta met en avant le prix comme principal facteur de différenciation face à OpenAI Codex et Claude Code d’Anthropic. Les développeurs pourront utiliser le service via une formule tarifaire à l’usage ; en acceptant de fournir leurs données pour améliorer le modèle, ils pourront même accéder à une formule dix fois moins chère que le tarif standard. Alexander Wang, directeur de l’IA chez Meta, a déclaré que l’outil constituerait une option très compétitive sur le plan des coûts pour de nombreux environnements de développement et cas d’usage.
Disponibilité et confidentialité des données
Muse Code est proposé via la plateforme développeurs de Meta et peut être utilisé avec les API des modèles d’IA les plus récents. L’entreprise prévoit également de rendre Muse Spark disponible via OpenRouter, une plateforme qui met en relation plusieurs modèles d’IA, ainsi qu’une fonction de « rétention zéro des données », qui ne conserve pas les données de développement des clients professionnels.
Source:
www.zdnet.fr




