Les Verts veulent pouvoir appuyer sur le bouton rouge. À l’approche de l’élection présidentielle 2027, les ingérences russes visant des candidats s’intensifient en France : après Raphaël Glucksmann et Édouard Philippe en juillet, c’est Gabriel Attal qui a été visé cette semaine.
Ce mercredi 5 août dans les colonnes de Libération, la candidate des Écologistes Marine Tondelier a appelé interdire X, le réseau social d’Elon Musk, en cas de nouvelle attaque.
« Menacer des plates-formes comme X d’une interdiction pendant les élections me semble nécessaire et il faut appliquer cette sanction en cas d’ingérences constatées en amont », affirme la patronne des Écologistes, appelant à « imposer » le cadre légal européen du Digital Service Act.
Les « plates-formes de réseaux sociaux qui n’agissent pas assez vite pour lutter contre ces campagnes, qui refusent de transmettre des informations ou d’enlever des contenus problématiques » doivent ainsi être « sanctionnées », estime Marine Tondelier.
X « est désormais un média, avec une ligne éditoriale »
Pour X, « la question n’est pas juste une question de liberté d’expression ou de liberté d’entreprendre », affirme-t-elle, soulignant qu’Elon Musk a « très clairement fait savoir qu’il souhaitait l’élection en France de Marine Le Pen ».
« L’algorithme de ce réseau social est pipé » et la plate-forme est « source de fake news » martèle la candidate, évoquant par ailleurs le « cyberharcèlement » subi, « en particulier lorsque vous êtes une femme ».
X « est désormais un média, avec une ligne éditoriale. Ce n’est plus une simple plate-forme de diffusion de contenus », affirme-t-elle. C’est sur le réseau social d’Elon Musk que des posts mensongers visant Raphaël Glucksmann et Léa Salamé avaient été publiés fin juillet.
Pour Gabriel Attal, de faux contenus publiés sur X usurpant l’identité visuelle de médias français (dont Le Parisien) affirment notamment que l’ancien Premier ministre présentait « des signes de la maladie de Parkinson » ou plaiderait pour une politique plus favorable à l’égard des squatteurs de logements vides.
Raphaël Glucksmann, qui n’est pas encore officiellement candidat à la présidentielle, a appelé cette semaine les autorités à « ne pas avoir la main qui tremble face à Elon Musk et au Parti communiste chinois », en référence à X et TikTok.
Pour cette plate-forme, « le sujet est différent de celui de X. Ce n’est pas sur TikTok que s’organise le débat politico-médiatique », commente auprès de Libération Marine Tondelier. « En revanche, c’est un réseau social avec une vraie influence auprès des jeunes et qui pose d’autres problèmes, notamment en termes de protection des données personnelles », souligne-t-elle.
Source:
www.leparisien.fr




