Après une passe difficile, le Slip français s’introduit en Bourse à partir de ce jeudi. La PME symbole du made in France espère avoir ainsi les moyens d’investir dans le développement industriel, les machines et le recrutement.
Un symbole du made in France en Bourse. L’entreprise spécialisée dans les sous-vêtements masculins Le Slip français lance son introduction sur Euronext Growth Paris ce jeudi 25 juin. La marque iconique du textile fabriqué en France veut permettre au grand public de devenir actionnaire. « Aujourd’hui, ça nous tenait à coeur d’embarquer tous les Francais au capital de notre entreprise, c’est vraiment la suite de l’histoire pour nous « , réagit Guillaume Gibault, le PDG et fondateur de cette société née en 2011, sur BFM Business.
« Les Francais peuvent mettre leur slip en action, ils peuvent tous participer à l’opération », ajoute-t-il.
La PME prévoit une augmentation de capital de 5 millions d’euros afin « d’augmenter les capacités, d’accompagner le développement industriel, d’investir dans des machines, des automates, du recrutement… ». Le prix de l’action est fixé à 14,80 euros et la période de souscription ira jusqu’au 8 juillet.
Le début de cotation des actions à la Bourse de Paris est prévu le 14 juillet, jour de fête nationale.
Le prix de 14,8 euros l’action valorise l’entreprise autour de 14 millions d’euros.
« On revient de loin »
« Quand cela n’allait pas bien, les Français ont été là, notamment lors de la levée de fonds sur la plateforme Lita. Mais avec cette levée de fonds obligataire en 2023, beaucoup étaient frustrés du fait de ne pas pouvoir devenir actionnaire. Désormais, cela est possible et la société est devenue rentable », explique la directrice du Slip Français, Léa Marie, citée par La Tribune.
À la sortie de la pandémie de Covid-19, la PME a fait face à une crise de son modèle économique, avec un chiffre d’affaires et une rentabilité en berne, notamment à cause des prix. « Nous avons pratiqué des prix qui nous mettaient au même niveau qu’un article de luxe », reconnaît Guillaume Gibault, le PDG et fondateur de cette société née en 2011, cité par La Tribune. Depuis, la marque s’est adaptée, a divisé ses prix par deux et produit 4.500 slips et 1.500 t-shirts par jour.
« On revient de loin », concède Guillaume Gibault sur BFM Business mais « notre groupe industriel montre que le made in France est compétitif et rentable, et prouve que les produits du quotidien on peut les fabriquer en France, c’est plus d’emplois et moins de CO2, ça fait 15 ans qu’on le dit ».
L’an passé, Le Slip Français a dégagé des revenus de 21,13 millions d’euros, en croissance de 4,2%. La société a réalisé un résultat brut d’exploitation (Ebitda) de 1,9 millions d’euros, multiplié par 2,5. Surtout la société est repassée dans le vert, avec un bénéfice de 604.000 euros contre une perte de 1,5 million d’euros en 2024.
Bientôt des jeans et des linges de lit
Pour accélérer sa croissance, l’entreprise compte augmenter ses parts de marché. Actuellement, Le Slip Français détient 4% du marché des sous-vêtements masculins en France, évalué à 500 millions d’euros. Si ce dernier chiffre devrait stagner à l’horizon 2030, le groupe compte multiplier par deux sa part de marché, via des « campagnes à fort potentiel de viralité », des investissements marketing ou encore le déploiement d’un programme de fidélité.
L’entreprise compte aussi étendre ses activités. La société compte produire dès 2027 des jeans, puis, l’année suivante, des sacs, des casquettes avant des linges de lit en 2029.
Le groupe entend ainsi doubler son chiffre d’affaires à l’horizon 2030 et dégagé un résultat d’exploitation supérieur à 10% d’ici trois à cinq ans, contre 6,5%.
Outre la levée de 5 millions d’euros d’actions, l’introduction en Bourse du Slip Français prévoit des cessions d’actions de la part d’actionnaires historiques, à hauteur de 7 millions d’euros.
Deux sociétés de capital-investissement, 360 Capital Partners et Experienced Capital vont ainsi nettement réduire la voilure. Leur part au capital de la société passeront respectivement de 32,1% et 45,2% à 8,34% et 11,75%, hors clause d’extension et option de surallocation.
Source:
www.bfmtv.com



