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Relèvement du taux du livret A, hausse du tarif réglementé de l'électricité, versement de l'allocation de rentrée scolaire… Tout ce qui change ce 1er août

Livret A, tarifs réglementés de l’électricité, allocation de rentrée scolaire… BFM Business fait le point sur les principaux changements qui entrent en vigueur ce 1er août.

Comme chaque début de mois, ce samedi 1er août marque l’entrée en vigueur de plusieurs nouveautés susceptibles de modifier le quotidien des Français. Changement de taux pour le livret A, révision des prix de l’électricité, versement à venir des allocations de rentrée scolaire… Tour d’horizon des principaux changements.

Le taux du livret A remonte à 1,7%

Il revient à son niveau d’il y a un an. Le taux du livret A et du livret de développement durable (LDDS) grimpe, passant de 1,5 à 1,7% au 1er août, comme l’a annoncé officiellement le ministre de l’Économie et des Finances Roland Lescure à la mi-juillet, suivant les recommandations de la Banque de France.

Concrètement, cela signifie qu’avec un livret A au plafond, soit 22.950 euros, les intérêts perçus au bout d’un an au taux de 1,7% s’élèveraient à 390,15 euros au lieu de 344,25 euros avec l’ancien taux fixé à 1,5%.

C’est la première fois que le taux de ce produit d’épargne réglementé est relevé depuis début 2023. Après un plateau à 3% atteint il y a trois ans, le taux du livret A était progressivement redescendu, pour atteindre 1,5% au 1er février 2026.

Reste que le relèvement du taux n’étant pas significatif, et demeurant en deçà de l’inflation estimée à 2,1% par l’Insee sur un an en juillet, il y a peu de chance que les épargnants revoient leur stratégie. Avec la baisse structurelle du rendement du livret A, ces derniers lui préfèrent largement l’assurance vie.

S’agissant du livret d’épargne populaire (LEP), son taux reste maintenu à 2,5%, donc aucun changement à venir pour ce produit qui bénéficie aux ménages les plus modestes.

Les tarifs réglementés de l’électricité augmentent de 2,5%

Sur la base des recommandations de la Commission de régulation de l’énergie (CRE), le gouvernement a décidé d’augmenter de 2,5% les tarifs réglementés de l’électricité au 1er août.

Selon la CRE, cela représenterait une augmentation moyenne de la facture d’environ 26 euros TTC par an pour les foyers ayant souscrit aux offres réglementées. Ces derniers diffèrent des tarifs de marché, proposés par de nombreux fournisseurs depuis l’ouverture à la concurrence du secteur.

Pourquoi le prix de l’électricité grimpe-t-il?

La CRE a justifié notamment sa proposition par l’augmentation du tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité, une des trois composantes des tarifs réglementés. Les deux autres sont l’approvisionnement en électricité et les taxes. L’autorité indépendante, chargée du bon fonctionnement des marchés de l’électricité et du gaz naturel, précise que « 19,37 millions de clients résidentiels » avaient souscrit un contrat aux tarifs réglementés de vente de l’électricité (TRVE) à fin mars en France métropolitaine continentale.

L’aide aux grands rouleurs prolongée jusqu’au 31 août

Alors que le conflit au Moyen-Orient a repris courant juillet malgré un protocole d’accord de paix conclu entre l’Iran et les États-Unis le 17 juin dernier, le gouvernement a décidé de prolonger l’aide aux grands rouleurs jusqu’au 31 août.

Cette aide de 100 euros avait été mise en place au printemps pour aider les automobilistes à surmonter la flambée des prix du carburant causée par la guerre. Mais elle n’a pas eu le succès espéré. Alors que le gouvernement avait estimé à près de 3 millions le nombre de Français éligibles pour en bénéficier, la majorité de ces personnes n’en a pas fait la demande.

Un rapport parlementaire du député PS Philippe Brun a estimé que « seulement 24% des Français qui pouvaient y prétendre ont eu recours », et qu’elle était « sous-utilisée ». Ainsi, près de 2 millions de Français n’ont pas sollicité cette aide.

L’allocation de rentrée scolaire arrive

Le mois d’août sera aussi marqué, comme chaque année, par le versement de l’allocation de rentrée scolaire. C’est prévu le 4 août pour Mayotte et La Réunion, le 18 août pour la France métropolitaine, la Guadeloupe, la Guyane et la Martinique.

Cette aide est conditionnée aux ressources et au nombre d’enfants à charge, âgés de 6 à 18 ans et scolarisés dans un établissement public ou privé, au 31 juillet 2026. Par exemple, une famille avec un enfant à charge est éligible à l’allocation de rentrée scolaire si ses ressources n’excèdent pas le plafond fixé à 28.956 euros à l’année. Le plafond est réhaussé de 6.682 euros par enfant supplémentaire.

À noter que la prestation est modulée selon l’âge de l’enfant : 426,87 euros pour les enfants de 6 à 10 ans, 450,41 euros pour les 11-14 ans et enfin 466,02 euros pour les adolescents de 15 à 18 ans.

Bientôt fini, le démarchage téléphonique sans consentement

97% des Français se disent agacés par ces appels intempestifs, selon l’association Que-Choisir Ensemble (ex-UFC Que choisir) : à partir du 11 août, les entreprises qui démarchent par téléphone ne pourront plus le faire si elles n’ont pas au préalable recueilli le consentement éclairé des consommateurs, selon un décret paru le 25 juillet au Journal officiel.

Désormais, les entreprises devront recueillir le consentement des consommateurs avant toute prospection commerciale par téléphone, ce consentement étant « entendu comme une manifestation de volonté libre, spécifique, éclairée, univoque et révocable ».

La demande de consentement doit être « claire et compréhensible » et comprendre l’identité du professionnel, les termes et la période de démarchage, « qui ne peut excéder un an à compter de la date de recueil du consentement », et l’indication que le consommateur peut retirer son accord à tout moment. Le consentement ne peut être considéré comme obtenu via « une mention prérédigée sur un document ».

L’Union européenne impose l’étiquetage des contenus générés par IA

Au-delà de la France, du changement est à venir à l’échelle de l’Union européenne (UE). Dès dimanche 2 août, de nombreux contenus en ligne créés à l’aide de l’IA devront être étiquetés au sein de l’UE, via des icônes ou des labels, en application de nouvelles règles de transparence pour aider le public à distinguer le vrai du faux. Et pour cause : « il est de plus en plus difficile, pour nous tous, de distinguer le réel de l’artificiel », a expliqué un responsable de la Commission.

Concrètement, les dispositifs d’interaction avec le public utilisant l’IA, comme les robots conversationnels (« chatbots »), les agents et autres assistants, et les avatars virtuels, devront clairement être présentés comme tels. Les fournisseurs de systèmes d’IA devront en outre intégrer des marquages et autres filigranes numériques pour permettre de détecter aisément les contenus créés via l’IA.

Mais la mesure la plus visible pour le grand public concerne l’étiquetage des « deepfakes », c’est-à-dire des textes, images, vidéos ou sons paraissant authentiques, mais qui ont été générées ou manipulées par l’IA. Les organisations ou personnes qui publient de tels contenus dans le cadre d’une activité professionnelle auront désormais l’obligation de signaler les nouveaux contenus faisant appel à l’IA. Les textes visant à informer le public sur des sujets d’intérêt général, créés grâce à l’IA sans contrôle éditorial humain, devront également être étiquetés.


Source:

www.bfmtv.com

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