Être seul·e à New York, au milieu de millions d’inconnus. Pourquoi la solitude est-elle si prégnante dans cette ville qui ne dort jamais ? C’est de cette expérience, presque paradoxale, mais universellement partagée, vécue par Olivia Laing, qu’est né son livre Lonely City, paru en anglais il y a déjà dix ans, et traduit enfin par Stéphane Roques chez Gallimard. iel propose à la fois un portrait de la solitude dans la ville et un portrait de la ville elle-même à travers la solitude. Essai hybride entre enquête intime, ouvrage critique, le livre explore les vies d’artistes qui ont traversé cet isolement. De Edward Hopper à Andy Warhol, le livre dessine une cartographie de la solitude, faite de correspondances, de fragments, qui l’instituent non pas comme un état d’âme mais comme une condition, à la fois intime et politique, façonnée par les normes et les exclusions. Olivia Laing est notre invité.e, et même si le langage peut parfois isoler, comme iel l’écrit, on fait le pari qu’il peut, à l’instar du livre, recoudre les solitudes.
Source:
www.radiofrance.fr



