Le président américain a affirmé ce mercredi 8 juillet que le cessez-le-feu conclu avec l’Iran le 17 juin était « terminé ». Dans la foulée, les prix du brut sont remontés, sans toutefois revenir aux niveaux qu’ils avaient atteint au plus fort de la guerre au Moyen-Orient.
Le répit aura été de courte durée. Donald Trump a affirmé ce mercredi que le cessez-le-feu conclu avec l’Iran le 17 juin était « terminé ». Dans la foulée, les prix du pétrole ont grimpé en flèche: vers 10h30 (heure de Paris), le Brent, référence de la mer du Nord, prenait 5,3% à 78 dollars le baril et le WTI, référence américaine remontait de 5,4% à 74 dollars le baril.
Les cours du pétrole avait déjà commencé a remonter dans la nuit, après que l’armée américaine a annoncé le lancement d’une « série de frappes puissantes » contre Téhéran en représailles aux « attaques iraniennes » sur des bateaux dans le détroit d’Ormuz.
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Trois navires ont été frappés en 24 heures dans le détroit d’Ormuz, a rapporté l’agence de sécurité maritime britannique UKMTO. Le Qatar et l’Arabie saoudite ont imputé deux de ces attaques à l’Iran. Les médias iraniens ont fait état d’explosions mardi sur des sites proches du détroit d’Ormuz.
Le système de péage iranien au coeur des tensions
L’Iran et les États-Unis avaient signé le 17 juin un protocole d’accord pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l’offensive américano-israélienne contre Téhéran. Mais l’Iran n’entend autoriser le passage du détroit que dans un étroit couloir longeant ses côtes.
« Les risques géopolitiques au Moyen-Orient ont ressurgi malgré le cessez-le-feu temporaire, le Brent enregistrant sa plus forte hausse depuis début juin », observe Lloyd Chan, de la banque MUFG. « Bien que les prix du pétrole restent bien inférieurs à leurs récents sommets, l’évolution de la situation au Moyen-Orient mérite une surveillance attentive », conclut-il.
De fait, « les États-Unis ont annoncé la levée de la dérogation autorisant la vente de pétrole brut iranien, en plus de frappes aériennes d’envergure contre l’Iran, de quoi raviver les inquiétudes quant à la stabilité de l’approvisionnement en pétrole brut », complètent les experts du courtier Monex.
« On est dans une période délicate où sont étudiées des alternatives possibles au système de ‘péage’ ou de redevance iranien. Or, l’Iran envoie un signal clair: aucune alternative ne sera acceptée », a indiqué Andreas Krieg, expert en sécurité au King’s College de Londres.
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