Régulièrement, Céline Laffitte retourne voir les ruines de sa maison, comme on vient fleurir une tombe. Elle vérifie que les plantes repoussent, veille à garder intacts les décombres. Une fois, ils ont été profanés. « Trop désagréable, j’ai demandé à l’assurance de les nettoyer », grimace la quinquagénaire, carré blond et délicate robe noire.
Ces restes sont les vestiges de sa vie passée, de ses jours heureux écoulés au cœur de la forêt usagère de La Teste-de-Buch (Gironde). Ils lui rappellent aussi qu’elle est une « sinistrée ». L’incendie déclaré le 12 juillet 2022 lui a pris tout ce qu’elle possédait, la vie exceptée.
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