La secrétaire générale de l’Alliance France Tourisme, pointe une nette baisse des dépenses des ménages, mais le bilan touristique du mois de juillet a malgré tout résisté au dérèglement du climat et à l’inflation, grâce au succès de la Méditerranée et des destinations plus tempérées comme la Bretagne.
Un premier bilan en demi-teinte. Invitée de TF1, la secrétaire générale de l’Alliance France Tourisme, Leslie Rival, a fait le point sur la situation des vacanciers et des commerçants lors de ce mois de juillet, synonyme de vacances pour de nombreux Français.
Si le mois est plutôt « bon », notamment grâce aux côtes atlantique et méditerranéenne qui attirent chaque année les touristes en masse, dont des étrangers, la représentante du secteur note « une tendance à la baisse » de la dépense moyenne des Français.
D’après les études réalisées par ce lobby auquel adhèrent Air France, Accor, ou encore le groupe Lucien Barrière, les foyers français ont accordé en moyenne 1.530 euros à leurs vacances en juillet, tandis qu’un tiers des Français a moins de 1.000 euros pour partir l’été. « On se restreint, on fait attention », expose Leslie Rival pour qui il y a « un vrai sujet de pouvoir d’achat ».
Appel à la solidarité
De quoi susciter « quelques inquiétudes sur les projections de l’été », d’autant que certaines destinations sont touchées par d’immenses incendies. Interrogée sur l’appel de Thierry Marx, chef étoilé et président de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih) à maintenir leurs vacances en Gironde et dans les Landes, la secrétaire générale a lancé « un appel à la solidarité ».
« Nous soutenons cet appel (…) car nos commerçants ont besoin de touristes et de vacanciers », d’autant qu’ »il y a des lieux où [les Français] peuvent aller sans problème cet été, qui sont à proximité, et ne sont pas touchés » par les feux de forêts.
Autre effet du dérèglement climatique : les canicules à répétition, qui auraient poussé les juillettistes à voyager en Normandie et en Bretagne, à la « recherche de confort et de fraîcheur ». Face aux vagues de chaleur extrême, les activités se concentrent le matin ou le soir, assure Leslie Rival et les calendriers sont bousculés. « Les gens ont plus tendance à partir dans les ailes de saison [ou intersaisons, N.D.L.R], poursuit-elle. Les mois de juin et de septembre sont privilégiés ».
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