Après l’annonce par Totalenergies de bénéfices en très forte hausse au premier trimestre, Sébastien Lecornu a de nouveau plaidé ce jeudi pour une « redistribution d’une manière ou d’une autre ».
C’est une annonce qui va « dans le bon sens », se félicite ce jeudi 30 avril Sébastien Lecornu. Totalenergies a annoncé maintenir le plafonnement des prix des carburants « tant que la crise durera ». Le chef du gouvernement a réitéré sa volonté « qu’il y ait une redistribution d’une manière ou d’une autre ».
« Quand vous avez des cours qui se sont tassés comme ces derniers jours, ce plafonnement, vous le voyez moins. Quand vous avez quelque chose qui repart à la hausse comme on le voit depuis hier, le plafonnement avait rencontré une forme de succès », analyse Sébastien Lecornu.
Les seuils fixés par Totalenergies sont de 1,99 euro pour le litre d’essence et 2,25 euros pour le litre de diesel. Le plafonnement des prix des carburants a été mis en place le 13 mars par le géant de l’énergie avec une reconduction de ce dispositif le 8 avril avec des seuils plus élevés.
Le PS a déposé une proposition de loi
Les bénéfices exceptionnels réalisés par TotalEnergies grâce à la guerre au Moyen-Orient ont relancé le débat politique sur l’opportunité d’une taxe spécifique, objet de propositions de loi à gauche, face à un gouvernement plutôt enclin à laisser le pétrolier « redistribuer » cet argent comme il l’entend. TotalEnergies a annoncé mercredi de juteux bénéfices de 5,8 milliards de dollars au premier trimestre (4,96 milliards d’euros), une hausse de 51% sur un an. La compagnie pétrolière française a gratifié ses actionnaires d’un dividende en hausse de 5,9% par rapport aux autres trimestres.
L’ensemble de la gauche s’est indignée à l’annonce de ces résultats exceptionnels alors que déjà en 2022, lors de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, TotalEnergies avait enregistré des profits record. Par exemple, le Parti socialiste a déposé une proposition de loi pour taxer ce type de surprofits (ou superprofits), visant les entreprises réalisant « plus de 750 millions (d’euros) de chiffre d’affaires », a indiqué jeudi son Premier secrétaire, Olivier Faure, sur RTL.
Mais sur cette question fiscale, le Premier ministre Sébastien Lecornu a estimé jeudi qu’il s’agissait d' »un sujet pour l’année prochaine », à discuter lors des débats budgétaires. « Vous ne pouvez pas inventer un impôt comme ça par un claquement de doigts en milieu d’année », a-t-il déclaré.
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